Ze PermaLab & moi

De la mousse photographiée de très près

J’écris au féminin, pourquoi donc ?

Oui, je sais, j’aurais pu utiliser l’écriture inclusive. Mais ça me gonfle :

  • c’est pénible à écrire
  • je ne suis pas convaincue par les arguments en faveur de ce type de graphie
  • c’est illisible pour les personnes mal/non-voyantes.


J’écris au féminin parce qu’ici, c’est chez moi, et j’y fais ce que je veux. J’ai, de fait, décidé que j’écrirais au féminin. Non négociable.

J’écris au féminin parce que j’en ai ma claque des normes. De ces normes étouffantes qui invisibilisent un pourcentage non négligeable de la population animale humaine avec des accords toujours au masculin. J’en ai marre de lire et d’entendre ce que je lis et entends comme une sorte de perpétuel reproche de genre, comme une immuable glorification du masculin-social, comme si tout ce que je lisais ne pouvait m’être accessible parce que je ne rentre pas dans cette case-là.

J’écris au féminin parce que c’est, surtout, aux femmes que je m’adresse. Pas seulement aux femmes génétiques, mais aux personnes qui se considèrent comme femmes. Aux filles aussi ; celles qui sont « trop ou pas assez quelque chose » pour être appelées femmes, celles qui n’arrivent pas à s’appeler elles-mêmes femmes. Je suis une femme qui parle aux femmes, parce que c’est là, sur ce sujet-là, cet état-là, que j’ai une expérience. Parce que c’est à elles que j’ai envie de tendre la main que j’aurais voulu voir tendue. Je parle à celles qui s’efforcent de rentrer dans les cases sans jamais y arriver, à celles qui n’ont plus envie d’essayer d’y rentrer, à celles qui sont dedans mais qui s’y sentent à l’étroit, à celles qui voudraient en sortir, à celles qui voudraient y rentrer. Je parle, en définitive, à tout animal humain qui se reconnaît dans ce que je dis ; peu importe comment tu te considères, quel genre tu t’attribues, comment on t’apostrophe dans la rue, tu es au bon endroit, et accueillie à bras ouverts si tu te sens à ta place.

J’écris au féminin parce que c’est en lisant du féminin, des histoires de femmes, des expériences de femmes, qu’on se projette le mieux dans de nouvelles possibilités. Parce que je suis certaine que si l’on avait vu et lu tout ce qu’on a vu et lu dans notre vie avec les genres inversés, les femmes se sentiraient beaucoup plus capables, beaucoup plus fortes, plus audacieuses. Si les petites filles avaient des modèles féminins autres que les princesses et les mannequins, on serait sans doute plus nombreuses dans l’espace, aux postes gouvernementaux, en tête des entreprises. Une femme occupant certains postes, ce ne serait plus une première, plus un fait remarquable. Ce serait banal. Une femme menant certaines activités, ce serait banal. Et aucune femme n’aurait peur de choisir, d’essayer, de faire quoi que ce soit, car elle saurait que tout est possible.

Bref, j’écris au féminin pour changer les choses.

Encore plus d’Amour Vert ? Inscris-toi à Ze PermaLettre et reçois ta dose directement dans ta boîte mail !



Champignon langue de boeuf sur une souche.

C’est l’histoire d’une fille…

Je crois que la permaculture m’a appelée plusieurs fois avant que je ne comprenne que c’était à moi qu’elle s’adressait – j’avais plus ou moins l’impression qu’elle regardait quelqu’un d’autre, derrière. Que veux-tu, le bar était bondé, il était tard… Ah, non, ça c’est une autre histoire !

Toujours est-il que j’ai fini par me laisser choir de toute ma hauteur dans l’océan permaculturel et, sacrebleu, jamais auparavant je n’avais ressenti tant d’excitation à la découverte d’une « nouveauté » !

Après avoir parcouru l’article Wikipédia sur le sujet, c’est l’Introduction à la permaculture de Bill Mollison qui m’a ouvert les portes du grand frisson. Tout (enfin, presque) ce que je lisais-là était à la fois fou d’astuce et totalement évident. Ça collait complètement avec ma vision de la vie. Ces éthiques étaient les miennes, ces principes la lumière même. C’est ainsi que j’ai décidé de dédier ma vie à la permaculture.

Ça fait un peu pompeux, tu dis ? Que nenni ! Je t’assure que c’est vraiment ça : découvrir la permaculture a été un vrai bouleversement pour moi. Elle a posé un nom sur un ensemble de valeurs chères à mon cœur et que je ne conçois pas d’écarter de ma vie ou de mes décisions ne serait-ce que le temps d’un battement de cœur.

Évidemment, « dédier sa vie à la permaculture », c’est un vaste (et passionnant) programme. Il y a plein de choses à apprendre, à comprendre, à découvrir. Trop, sans doute, pour une seule vie. Toujours est-il que je suis à peu près certaine que cette illumination qui s’est muée en fil rouge de mon existence pourrait bien changer non seulement d’autres vies, mais aussi le Monde !

Car avant d’être une mordue de permaculture, j’ai toujours été une grande idéaliste. J’ai toujours voulu croire que le Monde pourrait être beau. Vraiment beau. Et plein d’Amour. J’ai toujours pensé que cette image désolante qu’on nous ressasse dans les médias était une erreur. Qu’on ne pouvait en être arrivés là que sur un malentendu – et beaucoup d’entêtement.

J’ai toujours beaucoup admiré celles qui s’engagent pour défendre les causes qui leur tiennent à cœur. Qui font progresser les choses. Qui détricotent l’inextricable. Celles qui laissent le Monde meilleur que ce qu’elles ont trouvé. Je pense que la Terre, notre Terre, a besoin de plus d’engagement, plus d’Amour et, indubitablement, plus de Vert.

Je suis une grande rêveuse qui s’est assise, il y a longtemps, sur ses idéaux. Manque de courage, peur des responsabilités, faux-fatalisme, les excuses ne manquent jamais lorsqu’on veut s’éviter une prise de risque – réelle ou fantasmée.

L’émergence de la permaculture, son arrivée dans ma vie à point nommé, m’a fait réaliser à quel point nous sommes déjà nombreuses à croire en un Monde plus vert, plus beau, plus doux. A quel point il est désormais critique pour nous de prendre nos responsabilités et de faire ce qui est en notre pouvoir pour restaurer ce qui peut l’être et sauver ce qui le doit. Dans notre société qui ne croit plus au sacré, la science elle-même reconnaît qu’il faut se bouger.

Ze PermaLab, c’est la première étape de concrétisation de mon engagement. De mes engagements. C’est ma petite pierre apportée en toute humilité à l’édifice. C’est le témoin de mon chemin, que je partage avec qui le veut bien.

C’est aussi un phare dans la tempête pour celles qui se seraient perdues, qui se sentiraient seules, tristes, abandonnées. Qui n’osent pas. Qui ont peur. Ou qui pensent simplement qu’on est plus joyeuses nombreuses.

Ze PermaLab, c’est ma main tendue à celles qui veulent tout changer, s’affranchir des limites qu’on leur a enseignées, des craintes qu’elles se sont forgé. Mon souhait, c’est de pouvoir t’accompagner.

Ma proposition au Monde, celle que je te fais, à Toi-Qui-Lis, c’est de semer tous les jours aux quatre vents du Vert et de l’Amour, ensemble. De l’espoir. De la bienveillance. Je prends mes responsabilités, et je te propose un nouveau chemin.

Alors, tu viens ?

Encore plus d’Amour Vert ? Inscris-toi à Ze PermaLettre et reçois ta dose directement dans ta boîte mail !


Tu peux aussi :