J’ai repris l’école !

Je t’en ai déjà parlé à plusieurs reprises : la découverte de la permaculture a été un vrai bouleversement dans ma vie.

Après maintes déconfitures, je commençais à croire que ma vie ne serait qu’un long défilé de menus espoirs suivis de leurs déceptions attitrées.

Et puis, un jour, la lumière s’est allumée. J’avais rencontré la permaculture.

Back to school ! Comment j'ai repris les études.

Un CCP… et après ?

Ce qu’il me reste des émotions que j’ai pu ressentir lors de mon tout premier CCP, c’est une véritable exaltation, un émerveillement total, une complète fascination pour ce qu’on me transmettait comme savoir. Agriculture, régénération des sols, compréhension de l’environnement, conception de design, constructions bioclimatiques… J’en ai pris plein les yeux – et les neurones.

Mais voilà, une fois le CCP terminé, que faire ? Parce qu’on ne s’improvise pas une nouvelle vie autour de la permaculture juste en ayant engrangé des informations passionnantes pendant deux semaines. Au mieux, c’est une introduction. Un moyen de découvrir une palette de possibilités plus larges. De trouver quels sont nos intérêts et les sujets qu’on veut creuser.

Si dans les pays anglo-saxons, les possibilités pour élargir son champ de connaissances – et de compétences ! – en permaculture ne manquent pas – et tant mieux ! -, en France, ce n’est pas encore le cas.

Sauf si l’on compte l’Université Populaire de Permaculture, qui propose de se préparer, en deux ans ou plus, à une certification de designer. J’ai bien jeté un œil par là, mais ce que j’ai saisi du fonctionnement de l’UPP pour la préparation de ce « diplôme » (non reconnu par l’État, je précise au cas où tu te poserais la question) ne m’a pas vraiment conquise. Ce n’était pas ce que je recherchais à ce moment-là (nul doute que je m’y intéresserais plus tard toutefois !). Ce que je voulais, c’était approfondir mes connaissances.

Introducing Gaïa University

C’est sur le site de Nicole Vosper (Empty Cages Design) que j’ai entendu parler pour la toute première fois de Gaïa University.

Nicole Vosper, c’est un peu (carrément !) mon héroïne : permacultrice, designer, formatrice, herbaliste, anarchiste, militante/activiste pour la justice sociale sous toutes ses formes et végane ; si j’étais fétichiste, j’aurais sûrement un poster d’elle dans mon bureau – ou un autel à sa gloire dans ma chambre. A la place, j’ai l’URL de son blog dans ma liste de favoris.

Outre sa merveilleuse casquette multi facettes, Nicole Vosper a un parcours assez singulier, et des attentes vis-à-vis des systèmes éducatifs qui font, pour moi, de ses opinions une recommandation sûre. Et lorsque j’ai lu ce qu’elle disait sur Gaïa U (c’est comme ça qu’on dit entre initiées !), j’ai foncé sur leur site, le cœur battant, me disant que c’était peut-être (sûrement !) là ce que je cherchais.

Et effectivement, je n’ai pas été déçue : non seulement les enseignements prodigués semblaient répondre à mes attentes, mais la pédagogie aussi. Exit les horaires contraignants, les dissertations et les cours d’une longueur infernale. Exit la course à être la meilleure, à écraser les autres et à ne penser qu’à soi. Gaïa U au contraire favorise l’autonomie dans la gestion du travail et des recherches, l’émancipation des schémas sociaux patriarcaux destructeurs ainsi que la coopération, l’entre-aide et la création de communautés solidaires. Gaïa U est perma de A à Z.

J’ai donc vandalisé ma tire-lire et rejoint la session suivante du International Diploma of Permaculture Design. Un peu angoissée, quand même, à l’idée que mon niveau d’anglais ne suffirait peut-être pas.

Pourquoi (encore) un diplôme ?

Bon, c’est vrai que des diplômes, je commence à en avoir « un certain nombre » – j’ai pas prévu d’en faire collection pourtant – et qu’un de plus, à quoi ça pourrait bien me servir ?

La vérité c’est que ce diplôme – comme tous les certificats qu’on peut délivrer dans les formations « alternatives » – c’est juste un bout de papier. Ce n’est pas reconnu par l’État. Et vu qu’en France on ne jure que par les diplômes d’État et leur « prestige », c’est pas ça qui va beaucoup m’avancer vis-à-vis du « grand public ».

Ce qui tombe plutôt bien : le grand public n’est pas ma cible, et le diplôme, en soi, je m’en fiche.

Ce qui m’intéresse, c’est le contenu de la formation. C’est la pédagogie autour de la formation. C’est la communauté qui s’y crée et se développe. C’est les perspectives que ça m’ouvre. Et ça, tout ça, pour moi, c’est énorme. C’est génial. C’est transformateur.

Quand étudier devient un plaisir

Je ne croyais pas dire ou écrire ça un jour : je prends plaisir à étudier. J’adore me plonger dans les cours, approfondir mes recherches sur les nouveaux sujets que je découvre, réfléchir à la meilleure façon d’implémenter de « nouvelles » solutions, quels modèles peuvent m’être utile, etc. Et ce n’était pas gagné d’avance, parce que l’école et moi, ç’a été une longue histoire de souffrance. D’ailleurs, j’ai déjà juré deux fois que je ne retournerais plus jamais à l’école. C’est dire.

Le contenu de ce Diplôme International de Design en Permaculture est vraiment passionnant. On est aussi loin que je l’espérais de l’image « populaire » de la « permaculture potagère ». Dans la partie du cursus dans laquelle je me trouve, le Design EcoSocial, il s’agit de permaculture à l’échelle globale et individuelle, qui va de créer son métier régénératif à établir des stratégies de soutien financier dans de petites communautés, en passant par la pédagogie, le développement de l’esprit critique… Bref, j’A-DORE ! (ça c’est pour le cas où tu n’aurais pas compris)

Quant à la forme, elle est tout aussi épanouissante. Les cours sont clairs, concis, courts, agrémentés de pas mal de liens vers des lectures complémentaires et autres recommandations de lecture – libre à nous, en tant qu’associées (on n’est pas considérées comme étudiantes mais associées) de choisir quels sujets creuser. Les cours sont, pour cette première phase, organisés en roulements de deux semaines : une semaine pour lire le cours, une semaine pour faire les activités liées.

Pour ce qui est de l’organisation, Gaïa University s’est complètement approprié les technologies informatiques. Tout un écosystème bien rôdé. Les associées disposent d’un espace personnel sur lequel se débloquent les cours au fur et à mesure, d’un groupe de discussion sur Slack pour pouvoir échanger, et toutes les deux semaines, une visioconférence de groupe (d’un peu partout dans le monde !) a lieu pour poser des questions, partager ses points de vue, exprimer ses ressentis… Tout ça selon des méthodes très intéressantes – je t’en parlerais plus dans d’autres billets 🙂

Pourquoi je te parle de ça ?

Question légitime. Il me paraît important de te partager cette nouvelle – plus si neuve : j’ai commencé en octobre dernier – pour plusieurs raisons.

D’une part, ça me permet d’en parler un bonne fois pour toutes – enfin, d’introduire le (méta)sujet. Je vais forcément aborder sur le Lab des thèmes que j’aurais découverts via Gaïa U. Je vais forcément placer ici et là que c’est de là que je tiens ces sujets. Et dans quel contexte ç’a été discuté. Et ce qu’il en est ressorti. Alors soyons un peu méthodiques et chronologiques je te prie !

D’autre part, ça te permets à toi, fidèle lectrice de mon cœur, d’en savoir un peu plus sur ce que je fais et qui je suis pour parler de tout ça. Je ne dirais pas que ça me donne plus de légitimité – genre faut avoir des diplômes pour réfléchir >.< – (quoi que dans la logique française…). Plutôt que ça te donne à toi un aperçu de mon engagement et de mon cheminement.

Enfin, je t’en parle pour t’ouvrir – potentiellement – de nouvelles perspectives. Même si ce n’est pas ton truc, même si ça ne t’intéresse pas de te lancer dans un cursus comme ça, même si tu n’es pas assez à l’aise en anglais pour ça (note qu’il y a aussi une antenne hispanophone de Gaïa University, mais je n’en sais pas plus). Je pense que c’est important de savoir ce qui existe. Parce que, qui sait, un jour ce savoir-là peut nous devenir utile. Parce qu’on pourra partager l’information avec quelqu’un qui en aura besoin. Bref, savoir, c’est pouvoir – même si c’est pas toujours exactement l’idée qu’on se fait du pouvoir, je te l’accorde.

Conclusion

Malgré des expériences d’apprentissage/d’éducation plutôt douloureuses par le passé, j’ai fini par trouver l’école qu’il me fallait !

Étudier à Gaïa University est un vrai bonheur pour moi, tout comme le fait de faire partie d’une communauté d’humaines motivées pour faire changer les choses.

J’ai hâte d’en partager plus avec toi !

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