Histoire (courte et incomplète) de la permaculture

Le Web regorge de ressources sur la permaculture, mais quid de l’histoire de sa genèse ? Les articles se font très rares sur le sujet… mais pas inexistants !


Pas besoin d’être une experte de la recherche pour trouver de quoi s’instruire au sujet de la permaculture : on n’a qu’un seul mot à taper dans son moteur de recherche préféré pour tomber sur toute une flopée de résultats (pour la qualité, c’est quitte ou double). En français, les résultats se font de plus en plus nombreux. Pourtant, malgré toutes les recherches que j’ai pu faire sur le sujet, je n’ai jamais trouvé qu’un seul et unique article qui traite de la genèse de la permaculture et l’inclut dans son contexte géographique, économique et social.

Évidemment, cet article est en anglais. J’ai voulu partager avec toi cette information que je trouve intéressante, même si tu ne lis pas la langue de nos amis d’un peu partout dans le monde. L’auteur de l’article, Russ Grayson, a généreusement accepté que j’en fasse la traduction et que je la publie ici. Au cas où tu préfèrerais te frotter à la version originale, je te renvoie vers A short and incomplete history of permaculture. Pour information, l’article original a été rédigé et publié en 2007 ; un certain nombre de choses ont évolué depuis.

Découvre l'histoire de la permaculture racontée par les permaculteurices qui l'ont vue faire ses premiers pas dans sa Tasmanie natale, et au-delà !
Crédits photo : Thomas Kelley – Unsplash

Prépare-toi une bonne boisson et installe-toi confortablement, ça envoie du lourd.

1972 – 1976 – formation


L’histoire de la permaculture débute au début des années 1970 en Tasmanie (état d’Australie).
C’est là que tout commence, avec deux hommes : le professeur et l’étudiant. Mais revenons un peu plus tôt en arrière, avant qu’ils ne croisent la route l’un de l’autre ; c’est là que nous trouverons les influences qui ont placé ces deux-là sur des chemins voués à se croiser. Cette intersection donnera naissance à quelque chose de neuf, sorti tout droit de la tourmente politique et sociale de cette décennie.

Les origines – Bill Mollison

Ville de Stanley, Tasmanie
Ville de Stanley, Tasmanie

Bill Mollison est né en 1928 dans le petit village de pêcheurs de Stanley, sur la côte Bass Strait de la Tasmanie tempérée.
Il quitte l’école à 15 ans pour aider à la boulangerie familiale. Parmi les jobs suivant, il devient ouvrier des filatures, marin, trappeur et pêcheur de requin. Un parcours brouillon (ndlt : on dirait « atypique » en novlangue) pour celui qui deviendrait environnementaliste. Ce parcours le conduit à devenir biologiste pendant 9 ans pour la Wildlife Survey Section (département de recensement de la vie sauvage) du CSIRO (une organisation gouvernementale australienne pour la recherche scientifique) puis à travailler quelques temps pour la Commission de Tasmanie pour les pêcheries continentales. Ces deux derniers jobs se révèlent être l’occasion de faire de longs séjours dans les forêts et le long des côtes sauvages de la Tasmanie, à observer de près la vie de ces écosystèmes. Ces périodes dans la nature constituent le point de départ des idées de Mollison sur l’écologie et la façon dont les besoins humains, comme l’agriculture, pourraient mettre à profit les structures et processus qu’il observe.

Ville de Hobart, Tasmanie
Ville de Hobart, Tasmanie

En 1968, Mollison devient tuteur à l’Université de Tasmanie de Hobart et, plus tard, maître de chaire en Psychologie Environnementale. C’est au cours de cet exercice qu’il entre en contact avec David Holmgren, un étudiant de l’école d’éducation avancée, [et paf, ça a fait des chocapics ! Euh, pardon,] et les graines de la permaculture furent ainsi plantées.

Les origines – David Holmgren

Ville de Fremantle, Australie-Occidentale
Ville de Fremantle, Australie-Occidentale

David Holmgren est né en 1955 à Fremantle, de l’autre côté du continent Australien (à l’ouest), de parents activistes politiques.
Après avoir décroché son diplôme au lycée Curtin Senior en 1972, il passe une année à voyager en stop autour de l’Australie avant de poser ses valises en Tasmanie en 1974 pour étudier le design environnemental (tout en s’intéressant au design paysager, à l’écologie et à l’agriculture). C’est au cours de la brève mais intense collaboration entre Mollison et Holmgren que le squelette du concept de permaculture a pris forme – à coups de débats dans le salon de Bill Mollison sur les pentes basses du Mont Wellington, rebaptisé par la suite « république de Strickland Avenue ».
Peu de temps après la mise au point du concept original du système de design de permaculture, David entreprend de s’installer sur la petite propriété de Melliodora à Hepburn, une petite ville de l’état de Victoria.

Ville de Hepburn, Victoria, Australie
Ville de Hepburn, Victoria, Australie

Pas de perspective d’avenir positive


A propos de cette période, Mollison écrit : « Pour beaucoup d’entre nous qui ont expérimenté l’agitation de la fin des années 1960, il semblait qu’il n’y avait pas de perspective d’avenir positive, bien que presque tout le monde était capable de définir les aspects indésirables de la société. Entre autres, il y avait l’aventurisme militaire, l’arme nucléaire, l’exploitation sans pitié des terres, l’arrogance des pollueurs ainsi qu’une insensibilité générale aux besoins humains. Un monde sans éthique qui pouvait gaspiller plus d’argent à tuer des gens qu’à prendre soin de la terre ou à aider les gens.
« De 1972 à 1974 j’ai passé du temps, et plus récemment avec David Holmgren, à développer une science de la terre interdisciplinaire – la permaculture – dotée d’un potentiel positiviste, d’intégration et de portée globale »
Mollison affirme plus récemment que vers la fin des années 1970 et suite au rapport « les limites de la croissance » du Club de Rome, une prise de conscience accrue de la part des gouvernements et des banques s’est opérée au sujet de l’expiration prochaine des ressources de la planète.
« Mais personne n’avait aucune idée sur le long-terme alors que ce qui devait être fait était évident pour moi » dit-il. « Il fallait monter une armée d’ouvriers permacoles qui iraient enseigner les idées de production soutenable de nourriture. »

La nature et l’intellect


De son côté, Holmgren est attiré par l’environnement naturel et intellectuel de la Tasmanie. Il est également attiré par l’école de design environnemental dirigée par l’architecte et enseignant de Hobart : Barry McNeil. A cette époque, affirme Holmgren, c’est « l’expérience la plus radicale d’Australie en enseignement tertiaire », qui attire des étudiants designers de toute l’Australie et du monde.
« C’est dans cette serre intellectuelle que j’ai rencontré Bill Mollison, dont le vie et les idées illustraient parfaitement le pont entre la nature et la civilisation ainsi qu’entre la tradition et la modernité » affirme Holmgren.
Holmgren déclare qu’on lui demande parfois pourquoi la permaculture a émergé d’un lieu comme la Tasmanie. Sa réponse : « C’est un lieu où la nature entre en collision avec la modernité, à la fois de manière créative et de manière destructrice. »
On peut le constater tout au long de la lisière, de la zone où la ville de Hobart rencontre les forêts d’eucalyptus géants qui recouvre la partie basse des pentes du Mont Wellington. La montagne, avec ses falaises escarpée de « dolerite » appelées les Tubes d’Orgue, est parfois couverte en son sommet de neige en hiver, là où elle est battue par les vents froids et humides connus sous le nom de 40 Rugissants. Elle domine la ville, une présence à la fois physique et ancrée dans l’esprit des locaux qui, instinctivement, jettent un regard au sommet en quête d’informations sur la météo ou, peut-être, pour se rappeler qu’ils vivent dans l’une des plus belles villes d’Australie, géographiquement parlant. Sur la partie basse de ses flancs, sous le vert olive des forêts d’eucalyptus, se trouve la propriété au sein de laquelle le concept de permaculture est né. A quelques kilomètres se trouve le centre-ville. Dans l’autre direction, loin au-delà de l’horizon, la vaste nature sauvage et tempérée froide du sud-ouest de la Tasmanie.
Si sauvage que la région du sud-ouest soit, elle n’est pas inviolable et la puissante commission d’hydro électrique jette d’envieux regards – à l’époque où la permaculture éclot – sur ses rivières sauvages, des projets de barrages plein les yeux. L’Hydro avait déjà inondé le lac Pedder sous la surface grise et battue par les vents de la retenue d’eau ; une action déjà presque oubliée derrière l’émergence des politiques environnementales en Australie.

Lac Pedder, Tasmanie Occidentale
Lac Pedder, Tasmanie Occidentale

Cela donne lieu à un développement de la conscience environnementale en Tasmanie à l’époque, mais c’est une conscience apparemment ignorante des idées de la permaculture, orientée vers la préservation de la vie sauvage et la conservation de la nature. Lorsque cette prise de conscience devient consciente d’elle-même et constitue le premier mouvement environnemental de Tasmanie, elle se déplace vers les politiques d’opposition, les menaces faites à l’environnement étant alors perçues comme très grandes. Cela marque le point de départ d’un mouvement de masse qui culmine lors de la victoire de la rivière Franklin.
L’impact de ce mouvement émergent sur le concept de permaculture reste inconnu, mais il lui a préparé le terrain idéologiquement et conceptuellement parlant. Sur les parties basses des pentes du Mont Wellington, Bill Mollison est parfaitement au courant des forces grandissantes du mouvement.
Holmgren valide :

« l’environnement physique et culturel qui ouvrirent la voie à la permaculture donnèrent également naissance ou premier parti politique vert du monde. »

En 1972 le United Tasmanian Group (UTG), devenu par la suite les Verts de Tasmanie, est fondé.
UTG est le premier parti vert authentique impliqué au point que les politiques environnementales en constituent le cœur. Le fait qu’il s’agisse du premier parti politique ayant une police environnementale reste ouvert au débat.
« Je vivais alors en Tasmanie » raconte l’enseignant de permaculture et écrivain Russ Grayson, « et parmi mes amis et associés, certains allaient plus tard devenir des figures de proue en termes de politique environnementale dans l’état.

Etat du Queensland, Australie
État du Queensland, Australie

« Je me souviens de conversations avec un membre de l’UTG, Des Shields, originaire du Queensland, qui m’a parlé des travaux précédents du New Zaeland Values Party ; ce parti, bien que non ouvertement vert, avait une composante écologique à son agenda. Des, à mon avis, considérait ce parti comme étant le premier parti vert de l’histoire. »
Holmgren affirme que « le mouvement Australien d’agriculture bio est également né en Tasmanie en tant que constituant d’une marée d’actions intellectuelles et créatives à la lisière de la civilisation. » Dans les faits, Mollison est l’un des membres fondateurs de la Société d’Agriculture et de Jardinage Bio Tasmanienne, la même organisation dont émerge des dizaines d’années plus tard Peter Cundall qui héberge alors l’émission télévisée d’ABC Gardening Australia.
L’île-état a visiblement été un instrument de choix dans la naissance de plus d’un mouvement social innovant.

1976 – 1981 – transmettre l’information


La permaculture fait son entrée sur la scène mondiale en 1976 dans un article de la lettre d’information du Tasmania Organic Farmer and Gardener publiée par la Tasmanian Organic Gardening and Farming Society, intitulée A permaculture system for southern australian conditions – part one signée Bill Mollison et David Holmgren.
Sur le continent, Mollison est interviewé à la radio nationale par Terry Lane. S’ensuit une véritable avalanche d’intérêt et de controverses.

Eco village de Crystal Waters, Queensland, Australie
Eco village de Crystal Waters, Queensland, Australie

Un pionnier Australien clé de la permaculture, Max Lindegger, qui participe au design du premier éco-village permaculturel mondial, Crystal Waters, déclare qu’il s’agissait d’une période électrisante. Max, qui vit alors a des milliers de kilomètres au nord dans le Queensland lit ce premier article et réalise que « c’était exactement ainsi que je me sentais, mais j’étais incapable de le retranscrire avec des mots » – un sentiment partagé par les gens à l’époque comme maintenant. Il invite Mollison à faire une tournée de conférences au nord.
En 1976, Max fonde ce qui a peut-être été le deuxième groupe de permaculture à exister, Permaculture Nambour. Les rencontres se font chez lui et, fait intéressant, c’est encore là qu’il reçoit le courrier de l’organisation.
La permaculture commence à attirer l’attention, mais il faut deux ans de plus à ce ferment riche pour produire le tout premier livre sur la permaculture – Permaculture One (ndlt : Permaculture Un – une agriculture pérenne pour les installations humaines). Il est publié en 1978 par Transworld et coécrit par Mollison et Holmgren.
Dans l’introduction, les auteurs font le commentaire suivant : « Le concept de permaculture a capturé l’imagination de centaines de personnes en Australie où nous avons donné une description orale et de courts résumés du système. Il pourrait bien avoir un impact plus important, étant donné que l’époque semble mûre pour une telle synthèse dans un monde de famine, de poisons, d’érosion et d’énergie qui s’épuise à grande vitesse. »

Ville de Maryborough, Victoria, Australie
Ville de Maryborough, Victoria, Australie

L’année 1978 est décisive pour le système de design permaculturel. De même que Permaculture One, le premier magazine de permaculture apparait également cette année-là – initialement appelé Permaculture, tout simplement. Il est édité par Terry White, habitant d’une ville de l’état de Victoria, Maryborough, sur le continent Australien.
De l’interview radio Mollison-Lane, White dit : « Je trouvais ça exaltant. L’interview de Bill a profondément enflammé mon imagination. » A tel point que White invite Bill à visiter Maryborough pour une séance publique.
« A ce moment, dit Terry, il y avait un gros problème de chômage chez les jeunes. Pour enrayer ce phénomène, Maryborough avait lancé deux coopératives d’emploi, l’une dans l’habillement et l’autre des remorques à vélo. Une fondation de technologies alternatives planifiait l’implantation d’un centre d’essai technologique et la salinité du sol, attribuée à l’arrachage des arbres et aux remontées d’eau saline qui en ont découlé, était préoccupante.
« C’est ce contexte d’inquiétude au sujet du chômage des jeunes et de la dégradation des terres qui a créé ce cadre réactif pour une discussion sur la culture permanente – la permaculture – ainsi qu’un accent sur des solutions positives de systèmes pratiques entiers.
« Permaculture One a été imprimé à Maryborough », explique Terry White, « … et Maryborough est demeurée un centre significatif du mouvement permaculturel pendant ses dix premières années. La ville a accueilli deux conférences de permaculture et deux des premiers dix jours de cours de conseil en permaculture. » Le premier cours de permaculture se déroule en Tasmanie en 1978.

Pas seulement Maryborough


D’après David Holmgren, Maryborough n’est pas la seule à être prête pour le message de la permaculture.
« A ce moment, il y avait un bouleversement dans les nouvelles solutions environnementales positives en réponse à sentiment de crise, en particulier une crise de l’énergie. » explique-t-il. L’inquiétude au sujet du ravitaillement en énergie est la conséquence de la réduction de l’approvisionnement menée par l’OPEC qui déclenche la crise du pétrole de 1973, qui mène au rationnement dans certains pays Occidentaux.

Pour White, les gens étaient réceptifs à Mollison parce qu’«il plaidait en faveur de quelque chose plutôt que contre les choses.


« Bill avait des solutions pratiques et positives aux problèmes… aux vrais problèmes. Il s’est imposé en tant qu’acteur, pas en tant que parleur. Il proposait que, plutôt que d’attendre après le gouvernement ou une quelconque sorte de financement, on fasse tout simplement ce qui était nécessaire. Les gens trouvaient son approche libératrice… c’était énergisant. La permaculture a peut-être été considérée comme un peu extrême, mais c’était une discipline de terrain.
« Alors qu’il était à Maryborough, Bill a été invité à visiter la décharge et les bassins d’épuration. Ses suggestions d’utilisation productive des déchets de ces deux sites ont été sérieusement considérées par la municipalité et un plan d’usage des déchets des eaux usées a été publié dans la première édition du journal Permaculture quarterly (ndlt : trimestriel) de l’association nationale de permaculture.

« J’étais séduit par cette idée de Bill de considérer les problèmes comme des solutions, de transformer les questions en solutions positives. Il y avait aussi l’approche permaculturelle des systèmes – ce regard holistique posé sur les choses.
« Pour moi, la permaculture est un modèle de développement de communautés… une approche citoyenne ».


L’élan de la rencontre de Maryborough donne naissance à l’un des premiers groupes de permaculture en Australie, puis à l’Association Nationale de Permaculture.
« Avant ça, explique l’adepte de la première heure, désormais enseignante de permaculture, Robyn Francis, Bill Mollison a passé 1976 et 1977 outre-mer à récolter des idées qui s’intègreraient dans l’idée en gestation de permaculture ».

Esprit, provocation et charisme


Mollison est connu pour son esprit, sa provoc’ et son charisme, autant de traits qui battaient alors leur plein. Lindegger se souvient du premier cours de design en permaculture donné par Mollison sur trois semaines en 1979, rassemblant 18 participants « invités » de chaque coin du pays. Le cours se déroulait dans un vieil hôtel de Stanley.
Il raconte le tournant dans l’existence qu’a représenté ce cours pour les participants dont beaucoup sont devenus un moteur du mouvement. Des dizaines de milliers de gens ont depuis suivi des cours de design et d’initiation, pour ensuite travailler sur des projets ou dans leurs communautés aux quatre coins du globe.
En 1979, Mollison publie Pemaculture Two, focalisé sur le design. En 1981, encore aux balbutiements de la permaculture, il est récompensé par le prix international Right Livelihood Award, parfois appelé le prix Nobel alternatif. Dans son discours de remerciement, il dit :

« Toute ma vie, nous avons fait la guerre à la nature. Je prie pour que nous perdions cette guerre. Il n’y a pas de vainqueurs dans cet affrontement… »


Les années 1980 – souder un réseau grandissant


La publication du magazine Permaculture s’avère cruciale dans l’histoire et l’expansion du système de design. Tout comme son successeur, le Permaculture International Journal (PIJ), il a regroupé un réseau géographiquement dispersé de praticiens de la permaculture. Permaculture était la première publication à souligner le rôle prépondérant des media dans la propagation du système de design. Ce qui a été plus qu’amplement démontré plus de 15 ans plus tard avec la diffusion de la série télévisée Global Gardener.

Ancien Permaculture Epicenter, Enmore, Australie
Ancien Permaculture Epicenter, Enmore, Australie

Lorsque White passe la main à Robyn Francis en 1987 pour la gestion de Permaculture, le magazine déménage à Sydney. Au Permaculture Epicentre, dans la banlieue d’Enmore (désormais Alfalfa House Food Coop), dans un immeuble partagé avec une petite boutique de permaculture et la première compagnie d’investissement éthique d’Australie, August Investments (de Damien Lynch), une équipe de volontaires tape, coupe et colle articles et images sur les pages de ce qui deviendra bientôt l’International Permaculture Journal.
Bientôt, Permaculture Edge apparaît, produit par Permaculture Nambour dans le sud-est du Queensland. Après quelques années de publication de plus en plus sporadique, Permaculture Edge disparaît après sa dernière édition lors de la Convergence Internationale de Permaculture en Australie Occidentale.
Le Permaculture International Journal (PIJ), qui se fait connaître après que Robyn Francis a pris en main l’édition et, plus tard, passe la main à Steve Payne – maintenant éditeur du magazine ABC Organic Gardener – reste le porte-parole du système de design bien que, dans les années 1990, Green Connections, qui parle également de permaculture, entre en jeu. Les publications de ce magazine s’éteignent en décembre 2000, 6 mois après PIJ.
PIJ devient de manière significative la première publication de permaculture à s’adresser au grand public, un certain temps avant Green Connections. « Ça s’est fait quand il a été disponible dans les kiosques à journaux » explique Robyn Francis.
Au tournant de la décennie, les nouvelles du système de design en permaculture se répandent et, d’après White, à la moitié des années 80, les dix groupes permacoles d’Australie deviennent 80 à travers le monde. En 1987, grâce à la participation clé de Robyn Francis, Permaculture International Limited se constitue en société pour étendre la distribution du Permaculture International Journal et supporter la croissance du réseau global.
La permaculture continue à s’affiner au travers de livres, en particulier la corne d’abondance d’idées de 576 pages de Mollison, Permaculture – A Designer’s Manual, auto-publiée par sa propre société Tagari en 1988.
Bientôt, les adeptes de la première heure de la permaculture enseignent le design de systèmes. Il y a Max Lindegger, et Robyn Francis, installée aujourd’hui au centre d’enseignement de Djanbung Gardens, qui enseigne son premier Cours de Design en Permaculture à Sydney. Elle joue un rôle clé en proposant un enseignement optionnel de permaculture accepté dans le cours d’horticulture TAFE du Ryde College.

Entre alors Rosemary


« Janice Haworth a dit qu’il allait y avoir un cours de permaculture avec Robyn Francis à Newtown et que ça pourrait me plaire, » se souvient-elle. « J’étais méfiante au début mais j’ai vite compris que l’approche m’enchantait… c’était interactif et plein d’interconnexions entre disciplines. »
Les Blue Mountains sont à moins de deux heures de route de Sydney en train mais peuvent également être à l’autre bout du continent ; elles sont alors si différentes. Dominant les plaines à l’est et l’ouest, les montagnes sont constituées d’un ancien plateau de grès découpé par de profonds cours d’eau et revêtu de forêts d’eucalyptus vert olive. Des forêts tropicales occupent les rigoles les plus sombres et humides. Au lieu du climat tempéré chaud des plaines côtières, l’altitude des montagnes crée un microclimat plus semblable à celui des états du sud, tempéré-froid.

Ville de Katoomba, région des Blue Mountains, Australie
Ville de Katoomba, région des Blue Mountains, Australie

La ville de Katoomba est la plus grande des petites villes et villages traversés par la Great Western Highway dans son intersection avec les Blue Mountains. Là, dans une modeste maison de briques vernies qu’elle retape pour un meilleur rendement énergétique, en eau et la production de nourriture, vit une femme qui a beaucoup accompli permaculturellement : Rosemary Morrow.
Rosemary devient Quaker en 1978, raconte-t-elle, l’année où Permaculture One a été publié. Elle décrit sa découverte de la permaculture.
Rosemary se souvient des débuts de la permaculture.
« En fait, ils étaient vraiment chaotiques. Les informations partaient dans tous les sens et une partie était pertinente, mais aujourd’hui, c’est démodé. Certaines affirmations étaient extravagantes et pas réalistes. Tout avait l’air si simple.
« Ça m’a pris des siècles de me rendre compte que le sujet principal était le design et que la Science du Réseau était la clé de tout ceci. Mon bagage en sciences de l’agriculture et de l’environnement ainsi que l’horticulture m’ont aidée à trouver un sens plus profond à cela. C’était vraiment séduisant, parce que ça mettait tout sur le même niveau.
Rosemary essaye de faire ressortir l’ordre de la confusion et explique que l’enseignement de la permaculture a changé dès ses premiers moments.
« Les différents Cours de Design en Permaculture étaient souvent assez erratiques et personne ne savait quelles compétences et connaissances devaient avoir acquis les participants à la fin du cours. Ils étaient enseignés par des amateurs sans connaissances pédagogiques. Copier Bill Mollison revenait à tenir le crachoir 72 heures ce dont peu étaient capables. Ça a bien changé maintenant.

« J’ai aussi été intriguée par un cours qui commençait par l’éthique… aucune de mes précédentes études n’avait jamais mentionné ce terme. Il y avait un lien entre quakerisme et permaculture. Elles partageaient le soin aux personnes, la simplicité, la communauté, l’usage éthique de l’argent et le moyen de subsistance juste. J’étais dans mon élément.


« La permaculture est devenue ma vocation et, plus je travaillais sur le contenu, plus cela devenait intéressant et profond… des liens ont commencé à se faire en particulier autour de l’eau, des plantes et du sol. J’ai vu le design comme une philosophie et un exercice mais aussi comme le vrai sujet du cours.
Après avoir découvert la permaculture, Rosemary fait voyager ses idées au Vietnam et au Cambodge, entre autres. Aujourd’hui, elle enseigne le système de design dans les Blue Mountains, où elle vit, et promeut les vertus du local. Rosemary bâtit un réseau local de praticiens de la permaculture.
Elle écrit également des livres sur la permaculture. D’abord, au milieu des années 90, le Earth Keepers Guide to Permaculture, puis un manuel pour l’enseignant basé sur le contenu de ce livre. Plus tard, elle rédige un manuel sur la conservation des graines à l’usage des pays en développement. Un jour ensoleillé de fin d’automne en 2006, une version revue et augmentée du Earth Keepers Guide est lancée parmi les tendres fleurs blanches de la collection de pommiers du Jardin Communautaire des Blue Mountains.

La croissance continue


« Les années 1980 ont été une période de croissance pour la permaculture », d’après Francis.
« La décennie a commencé avec le Sommet Économique Alternatif en 1984 – qui a introduit la permaculture dans l’économie – et en 1987, August Investments a lancé le bal.
« Il y a eu la Earthbank Conference – qui a résulté des échanges de Bill Mollison avec la Schmacher Society. Il y a eu la fondation du Maleny Community Credit Union, la première et la deuxième convergence internationale de permaculture, les premiers cours de design en permaculture au Népal, en Inde et au Zimbabwe et ensuite la troisième conférence internationale en Nouvelle-Zélande.
« Il y a eu l’ouverture du village permacole de Crystal Waters, le premier éco village d’Australie, projet dirigé par Max Lindegger (maintenant intégré au Réseau Global d’Ecovillages) et son équipe.
« Declan et Margrit Kennedy, en Allemagne, ont enseigné le premier cours de permaculture urbaine, emmenant pour la première fois la permaculture au-delà de la ruralité. Le canadien Michael Linton a introduit les LETS (Local Exchange and Trading System – Système d’Echange Local ou SEL) en Australie. En 1988, Bill Mollison a donné le premier cours de permaculture à une communauté Aborigène d’Alice Springs et le point culminant de la décennie a été la publication de Permaculture – A Designer’s Manual de Bill, le plus substantiel des textes sur la permaculture jamais édité. »
C’est tard dans la décennie que le système de design passe à la télé devant une grosse audience grâce à l’ABC (Australian Broadcasting Corporation – Société de diffusion australienne), un événement qui suscite un plus grand intérêt pour l’agenda permaculturel. Deux programmes matinaux présentent Bill et la permaculture, l’un intitulé En grave danger de manquer de nourriture et l’autre, un relooking de jardin en permaculture diffusé dans l’émission Extra Dimensions.
Le Manuel, ainsi que la version abrégée Introduction à la Permaculture (publiée en 1991) se vend toujours bien aujourd’hui. Parmi les autres livres de Mollison, qui se sont collectivement vendus à plus de 100 000 exemplaires à travers le monde, on peut citer The permaculture book of ferment and human nutrition (1993) et son autobiographie, Travels in dreams (1996).

Les années 1990 – renforcement et expansion !


La décennie commence bien pour la permaculture qui continue à étendre son influence. Elle s’étend outre-mer également, dans les pays développés comme dans les pays sous-développés. En Australie, le PIJ maintient la cohérence du mouvement en relayant les nouvelles et informations.
La permaculture est encore loin d’être grand public mais elle gagne en respectabilité et crédibilité. Elle n’est plus qu’à 10 ans du changement.

Nimbin, Australie
Nimbin, Australie

« Les années 1990 ont accentué la croissance », poursuit Robyn Francis. « Mon propre projet, Jalanbah Ecovillage, a été lancé dans la localité rurale de Nimbin, ainsi que mon centre d’enseignement et de démonstration de la permaculture, Djanbung Gardens ».
Le réseau australien de fermes urbaines et de jardins communautaires devient opérationnel à la mi-décennie. Il fait la promotion de l’agriculture urbaine basée sur les communautés comme d’un lieu de permaculture et autres idées associées. Autre fait important, un programme télévisé, la série en 4 parties du Global Gardener diffusée sur l’ABC, qui fait gonfler les chiffres de participation aux cours de permaculture.
« A Sydney, l’émission de télévision du Global Gardener a augmenté la participation à nos cours d’introduction et de Design en Permaculture. Fait constaté par d’autres enseignants également. » affirme Fiona Campbell, qui dirige une équipe d’enseignants basée à Sydney qui a développé un Cours de Design en Permaculture urbaine à temps partiel de 110 heures. « Plus que les programmes précédents sur la permaculture, Global Gardener a été très efficace dans sa présentation au grand public de la permaculture ».
A ce moment, Mollison est reconnu comme le communicant visionnaire de la permaculture. Il bouscule son public et incarne la voix spontanée du système de design, une réputation qu’il s’est construite lors de la décennie précédente. Il voyage beaucoup pour délivrer le message de la permaculture aux passionnés comme aux curieux.

Holmgren émerge à nouveau


Tandis que Mollison augmente sa présence publique, Holmgren reste à l’écart du public, testant activement et consciencieusement les principes permaculturels sur sa propre propriété d’Hepburn Springs, à quelques heures de Melbourne.
En 1995, Holmgren publie sa documentation sur ces années de terrain sous la forme d’un livre imposant : Ten Years of Sustainable Living at Melliodora. Ce livre détaille la création de sa petite ferme productive également site de démonstration permaculturel, qui comprend une maison passive soutenable à l’énergie solaire, des lisières plantées ainsi qu’une culture d’arbres.
D’autres études de cas et écrits suivent, incluant les études de cas de la maison du sud-est australien intégrée de Holmgren et de designs paysagers. Plus récemment, Permaculture – Principes et pistes d’action pour un mode de vie soutenable est publié en 2002. Popularisé par une tournée de conférences de promotion du livre, il capture rapidement l’imagination permaculturelle. Le livre propose une réinterprétation des principes de design de permaculture, qui sont à présent plus fréquemment cités que les précédents – bien qu’ils n’entrent pas en désaccord.
Permaculture – Principes et pistes d’action et la tournée nationale d’Holmgren pour sa promotion font plus que rappeler au réseau de permaculture que David est toujours là, à appliquer le système de design à ses propres terres, caché dans l’ombre de la présence publique de Bill. Il marque l’émergence de Holmgren en tant qu’autorité majeure en termes de permaculture dans tout le pays, une réputation accrue plus tard par sa tournée de conférences avec l’écrivain américain du pic pétrolier Richard Heinberg.
La popularité de Permaculture – Principes et pistes d’action repose sur la réputation de pionnier d’Holmgren et son approche sérieuse des concepts de design. Et cela malgré l’apparition d’autres livres pendant la période entre la publication du Designer’s Manual de Mollison et le livre d’Holmgren. Il y a eu le volume introductif de l’enseignant de permaculture ouest australien Ross Mars et le livre de Patrick Whitefield au Royaume-Uni. En Australie, le Earth Users Guide to Permaculture de Rosemary Morrow est publié vers le milieu des années 1990 livre qui, grâce à son écriture terre-à-terre, atteint le statut de texte de référence pour un grand nombre de Cours de Design en Permaculture.
Ces dernières années, Holmgren sort de sa coquille pour parler et donner des conférences autour du globe sur la permaculture et le pic pétrolier, et partager la tribune avec des figures majeures de l’activisme environnemental comme Richard Heinberg. Il vit encore et toujours avec sa famille sur sa propriété de Melliodora.

Retour à la maison


La chaîne montagneuse Tweed tombe en un escarpement accidenté couvert de forêts subtropicales vers les collines moins escarpées mais raides malgré tout qui la jouxtent. Au cours des générations, les fermiers ont ouvert le paysage, arrachant les arbres pour faire paître leur bétail. C’est cette terre vallonnée qui attire Bill Mollison et le conduit à installer l’Institut de Permaculture sur une terre de 2 hectares près de l’extrémité d’une route étroite et poussiéreuse, pas très loin de la ville de Tyalgum.

Ville de Tyalgum, Australie
Tyalgum

Là, Mollison et d’autres habitants du site réhabilitent la vieille terre agricole avec des cultures d’arbres et de légumes en un exemple de design permaculturel rural. En quelques années, la ferme adjacente est proposée à la vente et Mollison la rachète, instaurant l’Institut de Recherche en Permaculture.
Une expérience avec le Permaculture Commonworks est lancée, un projet grâce auquel des individus peuvent accéder à la terre en échange d’un forfait et sur laquelle des entreprises rentables sont installées. Un jardin en auto-cueillette apparaît sur le terrain proche de la crique ; une plantation de bambou est lancée pour fournir le marché en pousses et commercialiser les tiges ; un système d’élevage de poulets élevés en plein air est installé ; un flanc de colline est aménagé en terrasses et planté d’arbres fruitiers tropicaux ; une grande retenue d’eau sert à élever des poissons comestibles. Le plan prospère vraisemblablement un moment sur l’enthousiasme de ceux qui installent les entreprises. Il s’effondre toutefois en quelques années.
C’est alors la fin des années 90 et le temps du changement est venu pour Mollison. Après avoir vécu quelques années sur la propriété subtropicale de l’Institut, il retourne chez lui en Tasmanie pour écrire et, parfois, enseigner.
Il cède l’Institut de Recherche de Permaculture au designer en permaculture Geoff Lawton et son équipe. Lorsque la propriété est vendue, Lawton réinstalle l’Institut de Recherche de Permaculture près du Channon, au nord de la Nouvelle Galles du Sud, pas très loin de là où Mollison l’avait originellement installé.

Le Channon, Nouvelle-Galle-de-Sud, Australie
The Channon

Mollison vit alors avec son épouse Lisa à Sisters Creek près de Deloraine au nord de la Tasmanie… sa terre natale, pas si loin de ses humbles débuts à Stanley.

La permaculture – enfin établie


La route depuis la plaine côtière est longue, étroite et poussiéreuse. Vers la fin, elle s’élève à travers les terres agricoles et les forêts d’eucalyptus et s’achève abruptement devant une vieille bâtisse de rondins rongée par les éléments dans un lieu appelé Pappinbarra. Ici, en 1984, à sa première convergence internationale, la permaculture est née en tant que mouvement international. S’y trouvaient les adeptes de la permaculture de la première heure, ceux qui voulaient diffuser le système de design dans le monde.

Région de Pappinbarra, Nouvelle-Galles-du-Sud, Australie
Pappinbarra

L’histoire internationale de la permaculture est si variée et particulière qu’il est impossible de la circoncire. Une armée d’ouvriers agricoles a certainement fait voyager le système de design loin, même si beaucoup ne portent plus l’uniforme permaculturel et préfèrent utiliser ses principes au sein de leurs activités ou travaux communautaires – qu’ils soient fermiers, architectes, planificateurs, simple jardiniers ou activistes communautaires.
Plus récemment, la permaculture a commencé à infiltrer le nouveau centre local d’éducation gouvernementale à la soutenabilité, bien que cela ne prenne effet que dans certaines zones comme certains conseils de Nouvelle Galle du Sud. Le développement est significatif parce que l’approche par les prédécesseurs de la communauté d’éducation gouvernementale locale – éducation environnementale (la signification réelle du terme est assez floue) – s’est focalisée principalement sur la conservation de l’environnement naturel, le traitement de l’eau et des déchets.

Même dans les années 1980, sans l’aide d’Internet, la permaculture s’est répandue comme une traînée de poudre.


La première Conférence Internationale de Permaculture s’est déroulée à Pappinbarra, en Australie, en 1984, lançant sa carrière internationale.
La deuxième conférence Internationale s’est déroulée au collège d’Evergreen State à Olympia, dans l’état de Washington aux Etats-Unis en 1986 et présentait non seulement Mollison mais aussi le pionnier japonais réputé de l’agriculture naturelle, Masanobu Fukuoka (auteur de La révolution d’un seul brin de paille) et Wes Jackson, fondateur de l’Institut de la Terre en 1976 (recherche sur l’agriculture pérenne aux États-Unis).
Guy Baldwin, éditeur fondateur du magazine The Permaculture Activist (lancé en 1985 et toujours en activité) déclare que la conférence était cruciale pour porter la permaculture à l’attention du grand public aux États-Unis bien que cours et conférences aient déjà été tenus là et qu’une association de réseau clé, l’Institut de Permaculture du Nord de l’Amérique ait été fondée.
Les cercles permaculturels aux États-Unis sont toujours en forte activité bien que Baldwin croie que, d’une certaine façon, « l’élan des débuts de la permaculture dans les 1980 a été majoritairement englouti par l’activisme d’autres mouvements « alternatifs » comme l’agriculture biologique, l’agriculture soutenable et l’écologie radicale. » Il se souvient toutefois du gros effet d’annonce autour de la conférence internationale qui engendra de nombreux cours et plus de visites de Mollison.
En dehors des États-Unis, des conférences et des cours se sont déroulés dans divers lieux comme la Nouvelle-Zélande, le Népal, le Zimbabwe et le Danemark. La conférence de Nouvelle Zélande a inclus le cosmologiste Paul Davies et Teddy Goldsmith, fondateur du magazine Ecologist comme présentateurs. Le dernier rassemblement international s’est tenu à Sao Paulo au Brésil en mai 2007, proposant l’intervention de penseurs alternatifs et innovants du monde entier.
Nombre de pays ont à présent leurs propres organes permaculturels et publications, parmi lesquels le Permaculture Activist et, au Royaume-Uni, Permaculture. Bien que PIJ ne soit plus publié, l’organisation Permaculture International demeure, maintenant un site web et un répertoire global comme outils de réseautage.

L’avenir de la permaculture


Rosemary Morrow décrit sa vision du futur du système de design dans un livre à paraître regroupant les biographies de personnages ayant un passif permaculturel.

« Je vois la permaculture encore aujourd’hui comme un prototype. Elle a tout juste trente ans et continue de grandir et de s’étendre à la vie des gens et prendre des formes spontanément, en particulier si l’on pense à la façon dont David Holmgren a étendu les paramètres.


« Je me souviens de Mollison me disant « la permaculture est affaire de tangible ». Aujourd’hui, je vois du tangible dans l’intangible… les conversations, la solitude, les visions, réflexions et retours et d’autres trouvailles partout dans le programme permaculturel ».

Tu as lu jusqu’au bout ? Bravo ! Te voilà maintenant experte en histoire ET en géographie permaculturelle 😉

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