C’est l’histoire d’une fille…

Je crois que la permaculture m’a appelée plusieurs fois avant que je ne comprenne que c’était à moi qu’elle s’adressait – j’avais plus ou moins l’impression qu’elle regardait quelqu’un d’autre, derrière. Que veux-tu, le bar était bondé, il était tard… Ah, non, ça c’est une autre histoire !

Toujours est-il que j’ai fini par me laisser choir de toute ma hauteur dans l’océan permaculturel et, sacrebleu, jamais auparavant je n’avais ressenti tant d’excitation à la découverte d’une « nouveauté » !

Après avoir parcouru l’article Wikipédia sur le sujet, c’est l’Introduction à la permaculture de Bill Mollison qui m’a ouvert les portes du grand frisson. Tout (enfin, presque) ce que je lisais-là était à la fois fou d’astuce et totalement évident. Ça collait complètement avec ma vision de la vie. Ces éthiques étaient les miennes, ces principes la lumière même. C’est ainsi que j’ai décidé de dédier ma vie à la permaculture.

Ça fait un peu pompeux, tu dis ? Que nenni ! Je t’assure que c’est vraiment ça : découvrir la permaculture a été un vrai bouleversement pour moi. Elle a posé un nom sur un ensemble de valeurs chères à mon cœur et que je ne conçois pas d’écarter de ma vie ou de mes décisions ne serait-ce que le temps d’un battement de cœur.

Évidemment, « dédier sa vie à la permaculture », c’est un vaste (et passionnant) programme. Il y a plein de choses à apprendre, à comprendre, à découvrir. Trop, sans doute, pour une seule vie. Toujours est-il que je suis à peu près certaine que cette illumination qui s’est muée en fil rouge de mon existence pourrait bien changer non seulement d’autres vies, mais aussi le Monde !

Car avant d’être une mordue de permaculture, j’ai toujours été une grande idéaliste. J’ai toujours voulu croire que le Monde pourrait être beau. Vraiment beau. Et plein d’Amour. J’ai toujours pensé que cette image désolante qu’on nous ressasse dans les médias était une erreur. Qu’on ne pouvait en être arrivés là que sur un malentendu – et beaucoup d’entêtement.

J’ai toujours beaucoup admiré celles qui s’engagent pour défendre les causes qui leur tiennent à cœur. Qui font progresser les choses. Qui détricotent l’inextricable. Celles qui laissent le Monde meilleur que ce qu’elles ont trouvé. Je pense que la Terre, notre Terre, a besoin de plus d’engagement, plus d’Amour et, indubitablement, plus de Vert.

Je suis une grande rêveuse qui s’est assise, il y a longtemps, sur ses idéaux. Manque de courage, peur des responsabilités, faux-fatalisme, les excuses ne manquent jamais lorsqu’on veut s’éviter une prise de risque – réelle ou fantasmée.

L’émergence de la permaculture, son arrivée dans ma vie à point nommé, m’a fait réaliser à quel point nous sommes déjà nombreuses à croire en un Monde plus vert, plus beau, plus doux. A quel point il est désormais critique pour nous de prendre nos responsabilités et de faire ce qui est en notre pouvoir pour restaurer ce qui peut l’être et sauver ce qui le doit. Dans notre société qui ne croit plus au sacré, la science elle-même reconnaît qu’il faut se bouger.

Ze PermaLab, c’est la première étape de concrétisation de mon engagement. De mes engagements. C’est ma petite pierre apportée en toute humilité à l’édifice. C’est le témoin de mon chemin, que je partage avec qui le veut bien.

C’est aussi un phare dans la tempête pour celles qui se seraient perdues, qui se sentiraient seules, tristes, abandonnées. Qui n’osent pas. Qui ont peur. Ou qui pensent simplement qu’on est plus joyeuses nombreuses.

Ze PermaLab, c’est ma main tendue à celles qui veulent tout changer, s’affranchir des limites qu’on leur a enseignées, des craintes qu’elles se sont forgé. Mon souhait, c’est de pouvoir t’accompagner.

Ma proposition au Monde, celle que je te fais, à Toi-Qui-Lis, c’est de semer tous les jours aux quatre vents du Vert et de l’Amour, ensemble. De l’espoir. De la bienveillance. Je prends mes responsabilités, et je te propose un nouveau chemin.

Alors, tu viens ?

Tu aimes ce que je fais ? Rejoins-moi de l’autre côté !